Les Sapeurs Pompiers

* La fermeture de leur “caserne” :

Nos sapeurs pompiers s’en sont allés !


– Les explications :

Suite à la restructuration des services de secours, les sapeurs pompiers basés à Saint-Aubin des Bois ont intégré le corps départemental au côté des professionnels (SDIS Service Départemental d’Incendie et de Secours). De par ce transfert, une page de notre histoire vient de se tourner.

Par arrêté préfectoral n° 2011364-0004 en date du 30 décembre 2011, signé par le Préfet d’Eure-et-Loir, Lionel Beffre, la fermeture du Centre d’Intervention de Saint-Aubin des Bois était entérinée à la date du 1er janvier 2012. Ce centre fédérait les centres de première intervention de Saint-Aubin des Bois, Bailleau-l’Evêque et Cintray.

La cérémonie officielle de clôture a eu lieu le samedi 21 janvier 2012 devant le hangar qui abritait encore quelques véhicules.


S’ensuivirent les discours des personnalités dans la salle communale. Dans son intervention, le maire Jean-Guy Lambert déclarait :

“À notre grand regret, suite à la décision du Conseil Général, l’implantation du futur centre d’intervention du SDIS à Saint-Aubin des Bois ne se fera pas ; cette décision a été prise il y a déjà un an pour le construire dans une commune avoisinante. Les pompiers volontaires vont donc quitter notre commune afin d’être affectés principalement au centre des pompiers de Lucé.

Les communes de Bailleau-l’Evêque, Cintray et Saint-Aubin des Bois ont été très affectées par ce choix. En effet, nous avions mis à disposition un terrain, effectué tous les travaux de réseaux pour la nouvelle construction, tout était prêt (le Conseil Général a remboursé le coût des travaux engagés qui étaient de l’ordre de 25 000 €) !

À l’époque nous avions un effectif de 20 pompiers volontaires sur le centre de Saint-Aubin des Bois. Les effectifs étaient certainement un critère négligeable, cette décision a tenu compte d’autres critères de sélection plus significatifs.

Nos 20 pompiers étaient hébergés avec leur matériel dans le hangar communal de Saint-Aubin des Bois qui n’était plus adapté (cohabitation avec le matériel des employés communaux d’où manque de place des deux côtés). Notre conseil municipal a décidé de les garder un an de plus afin qu’ils ne donnent pas leur démission et qu’ils puissent préparer leur départ progressivement. N’oublions pas que ce sont des pompiers volontaires et que nous en avons tous besoin. Leur recrutement est parfois difficile.

Messieurs les pompiers, chers amis, il faut tourner la page et regarder vers l’avenir, je vous ai vu à l’œuvre de nombreuses fois que ce soit aux entraînements ou lors de vos interventions. Je reconnais vos compétences et votre professionnalisme. Vous allez nous manquer.

Je vous souhaite une très bonne intégration dans votre nouvelle affectation et je vous remercie pour le casque de pompier que vous m’avez offert à la Sainte-Barbe. Je l’ai placé, avec une certaine émotion, sur le mur de mon bureau à la mairie.”


* Leur histoire :


– Les chefs de corps :

En remontant dans le temps, les derniers chefs de corps auront été :

  • M. Guillon Frédéric, de 2007 à 2012
  • Mme Delalandre Marie Christine, de 2003 à 2007
  • M. Maupertuis Olivier, de 2000 à 2003
  • M. Blanc Bernard, de 1979 à 2000
  • M. Fauve Gérard, de 1971 à 1979
  • M. Decourtye René, de 1956 à 1971
  • M. Martin Édouard, de 1935 à 1956
  • M. Voisin Émile, de 1926 à 1935
  • M. Maurenard Léon, de 1907 à 1926

* Les commémorations :

Les sapeurs pompiers ont toujours été présents, devant le monument aux morts, lors de ces événements commémoratifs importants et émouvants :

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Représentation exceptionnelle des sapeurs pompiers du centre de Lucé le 8 mai 2018 avec le chef de Centre le Capitaine PREVOTAT Philippe, à droite.

– Le 11 novembre : armistice de la 2nd guerre mondiale (1939 – 1945) :
  • L’inhumation sous l’Arc de Triomphe, le 28 janvier 1921, du corps d’un soldat inconnu, pour symboliser tous les morts de la Grande Guerre.
  • Le vote par le Parlement, il y a eu 90 ans cette année, le 24 octobre 1922, d’une loi fixant au 11 novembre la commémoration de la Victoire et de la Paix.
  • L’allumage, par André Maginot, ministre de la guerre et des pensions, le 11 novembre 1923, d’une flamme sur la tombe du Soldat Inconnu qui, depuis lors, ne s’est jamais éteinte.
  • La réalisation de monuments aux morts dans presque toutes les communes, pour porter les noms de leurs enfants “Morts pour la France” auxquels s’ajouteront, ultérieurement, ceux des victimes des autres conflits.

Puis était précisé plus loin : “La disparition des témoins de guerre de 1914 – 1918 et l’inéluctable déclin du nombre des acteurs des conflits suivants appelaient une évolution pour maintenir la portée symbolique de cette journée. C’est le sens de la loi du 28 février 2012, qui élargit la portée du 11 novembre à l’ensemble des Morts pour la France tout en conservant les autres journées commémoratives. C’est donc la reconnaissance du pays tout entier à l’égard de l’ensemble des Morts pour la France tombés pendant et depuis la Grande Guerre qui s’exprime aujourd’hui, particulièrement envers les derniers d’entre eux, ceux qui ont laissé leur vie en Afghanistan.”