Notre monument aux morts

Le monument aux morts de la commune de Saint-Aubin des Bois, symbole de commémoration des soldats morts au combat pour la France pendant les guerres de 1914-1918 et 1939-1945, est situé à l’arrière de l’église, donnant sur la place de la mairie.

La loi du 25 octobre 1919, relative à la commémoration et à la glorification des” morts pour la France” au cours de la Grande Guerre, prévoyait la construction d’un monument commémorant les “héros de la Grande Guerre tombés au champ d’honneur“. Les communes, aidées dans ce cas par l’Etat, ont été invitées à prendre toutes mesures de nature à glorifier “les héros morts pour la patrie”.

La loi n° 2012-273 du 28 février 2012 fixant au 11 novembre la commémoration de tous les morts pour la France a rendu obligatoire l’inscription du nom de la personne militaire ou civile à laquelle a été attribué la mention “mort pour la France” sur le monument aux morts de sa commune de naissance ou de sa dernière domiciliation.

Le monument aux morts constitue un ouvrage public appartenant au patrimoine de la commune et relevant comme tel de la responsabilité de la municipalité qui, en tant que propriétaire, doit en assurer l’entretien.

Historique de notre monument aux morts ainsi que de la plaque apposée dans la salle de conseil à la mairie.

Historique de ce monument commémoratif et de la plaque de la mair

4 septembre 1919, premier courrier de l’entreprise générale de marbrerie et de sculpture P. BIDEAUX, successeur de la maison VAUGLIN et DEBRÉE, magasin Place du Marché aux Chevaux et rue Saint Barthélémy, en face du cimetière de Saint Chéron, adressée à Monsieur le Maire de la commune de St Aubin : ” Je vous soumets le prix pour plaque en marbre noir le m2, 200 F, la gravure en lettres dorées le cent. 50 F, pour une plaque en marbre blanc le m2, 50 F, le cent. de lettres dorées 38 F”.

9 septembre 1919, deuxième courrier “J’ai bien reçu votre courrier du 23 août me disant que le conseil municipal de St Aubin a décidé d’ériger dans le cimetière de St Aubin un monument aux enfants de la commune morts pour la patrie. Il faudrait une plaque de marbre noir avec lettres dorées coûtant 200 F le m2. Avec une plaque de marbre blanc avec lettres gravées ça coûterait 100 F le m2 compris gravure. Il y aurait à graver le nom des 18 décédés. Il faudrait une stèle en pierre de Lavaux de 0 m 10 d’épaisseur coûtant … le m2. Cette stèle porterait l’inscription en lettres dorées et gravées : Vive la France à jamais. Je vous prie de me dire si ce monument vous conviendrait”.

21 novembre 1919 : projet de monument commémoratif dressé par l’architecte GUITTET. Projet vu et approuvé.

26 décembre 1919 : courrier de l’architecte Henri GUITTET, 18 rue des Lisses à Chartres “J’ai l’honneur de vous adresser le projet de marché que vous me demandez”.

28 décembre 1919 : au cours de la séance de conseil municipal sous la présidence Mr MAUPERTUIS Gédéon, Maire, ont été soumis les plans et devis dressés par Mr GUITTET, architecte à Chartres, pour l’érection, dans le cimetière, d’un monument aux enfants de la commune morts pour la France, et l’apposition dans la mairie d’une plaque commémorative.

La dépense prévue s’élevait à 2 576,91 F. La souscription ouverte dans la localité ayant produit 743 F. L’Assemblée était invitée à délibérer tant sur l’exécution des travaux que sur les moyens d’acquitter le montant de la dépense. Il fut aussi décidé que les travaux de terrassement et de maçonnerie des fondations seraient réservés aux ouvriers de la commune. Et enfin, pour l’exécution du monument proprement dit, la pose et la gravure des plaques, il sera passé un marché avec Mme Vve BIDAULT, marbrier à Chartres. Le Conseil prie Mr le Préfet de vouloir bien lui accorder l’autorisation nécessaire.

Enfin le Conseil sollicite une subvention sur les fonds de l’Etat et du Département pour aider la commune dans le paiement de la dépense prévue.

6 janvier 1920, courrier de Mme Vve BIDAULT : “Ci-joint un modèle de marché amiable pour le monument aux enfants de la commune morts pour la France que j’ai copié sur celui de Mignières que l’on m’a envoyé à signer, vous en ferez trois semblables sur papier libre, vous le rectifierez si vous le jugez à propos, vous voudrez bien les signer et me les envoyer ensuite afin que je les signe aussi par retour du courrier et vous les renverrrez pour être approuvés par Mr le Préfet d’Eure et Loir. Je vous prierai aussi de me remettre le plan et le devis.

19 janvier 1920, note de la préfecture : “Le Préfet d’Eure et Loir a l’honneur de faire connaître à Monsieur le Maire de Saint Aubin des Bois que les plans et devis relatifs aux monuments à élever aux Morts de la guerre ne peuvent être approuvés quant à présent. Il y a lieu de produire une délibération de son Conseil Municipal décidant l’érection de ce monument et plaque en indiquant l’emplacement exact où ils doivent être posés. Cette délibération sera transmise à Mr le Ministre de l’Intérieur chargé de provoquer le décret présidentiel indispensable à l’approbation de cette délibération. Quand ce décret sera rendu, les plans et devis pourront être approuvés sous réserve de la production d’un traité de gré à gré passé entre le Maire et l’entrepreneur chargé des travaux ainsi qu’une délibération du Conseil Municipal autorisant le Maire à passer ce traité de gré à gré. la présente et les pièces annexées doivent être renvoyées avec la réponse”.

17 juin 1920, note de la Préfecture d’Eure et Loir : “Monsieur le Maire de Saint Aubin des Bois est prié de vouloir bien compléter le dossier ci-joint concernant le monument à élever aux Morts pour la France, conformément à la circulaire de Mr le Ministre de l’Intérieur en date du 10 mai 1920, insérée au Recueil des actes administratifs de la préfecture d’Eure et Loir, n° 7 de 1920, art 95, page 143. Signé GARIPUY”

30 juin 1920, lors de la séance de Conseil Municipal, Mr le Maire donne lecture d’une circulaire de Mr le Ministre de l’Intérieur relative à l’attribution des secours de l’Etat pour l’érection de monuments commémoratifs aux soldats morts pour la patrie. Puis il dépose sur le bureau : 1-Le plan du monument à élever dans le cimetière aux enfants de la commune morts pour la France, 2- le devis dressé par Mr GUITTET, architecte à Chartres, pour l’érection du monument et la pose d’une plaque commémorative dans la mairie et évaluant la dépense à 2 581,91 F, 3- la délibération du Conseil d’Administration du Bureau de Bienfaisance renonçant à la part lui revenant sur le prix du terrain concédé pour l’emplacement du monument. Le Conseil, après avoir pris connaissance de ces divers documents déclare les approuver et sollicite un secours sur les fonds de l’Etat.

1er février 1921, courrier de l’architecte : “J’ai l’honneur de vous adresser 3 exemplaires du cahier des charges de l’adjudication des travaux, 2 tirages sur bleu du monument commémoratif modifié comme vous me l’avez demandé et 2 tirages sur bleu du plan de la plaque à poser dans la mairie. Aussitôt que vous aurez obtenu l’approbation préfectorale pour le cahier des charges, il y aura lieu de faire la publicité nécessaire. Il n’y aura guère que la peinture qui attirera les amateurs, les deux autres lots devront sans doute être traités de gré à gré. J’accepte votre proposition de fixer l’adjudication au dimanche 27 février à 14 H”.

18 mars 1921, conditions de l’emprunt à réaliser auprès de la Caisse des Dépôts et Consignations. Les conditions de ces prêts sont actuellement les suivantes pour la France continentale et la Corse : délais de remboursement 20 ans au maximum, taux d’intérêt 7,95 %.

4 mai 1921, devis approximatif des travaux: (monument 1 910,10 F, plaque pour la mairie 506 F, honoraires de l’architecte, voyages 165,81 F soit un total général de : 2 581,91 F.

3 juin 1921, courrier de l’architecte : “Je vous adresse l’engagement de Mme BIDEAUX pour le monument et la plaque de la mairie. Si vous l’acceptez vous pourriez le faire transcrire sur timbre, le signer et me le retourner car il faudra sans doute une pièce officielle enregistrée pour Mr le Percepteur. Pour le délai d’exécution, quelle est la date la plus éloignée que vous puissiez accepter, les marbriers sont très pressés et ne veulent guère prendre d’engagement

5 juillet 1921, copie conforme de la convention passée entre le Maire de la commune, Mr MAUPERTUIS, et Mme BIDEAUX. Celle-ci s’engage à fournir à la commune un monument commémoratif suivant les plans dressés par Monsieur GUITTET. Ce monument sera en pierre d’Euville pour les parpaings et en pierre de Lavoux fin pour le surplus. Il devra être exécuté dans toutes ses parties avec perfection et solidité, les parties sculptées feront l’objet d’une maquette préalable. Dans le socle seront encastrés trois plaques en marbre gris foncé poli retenues avec rosaces en cuivre, destinées à recevoir en gravure le nom des morts de la commune pendant la guerre 1914-1918. Il sera fourni en outre pour la salle du conseil municipal une autre plaque en marbre blanc de un mètre carré retenu avec quatre vis à rosace en cuivre destiné à recevoir les noms, prénoms, dates et lieux de décès des mêmes soldats.

21 octobre 1921, courrier de l’architecte : “J’ai l’honneur de vous adresser deux projets d’aménagement du monument aux morts à l’endroit du cimetière que vous m’avez indiqué. Le premier sans emmarchement avec une simple ouverture dans le mur clos par une grille coûterait 1 000 F. Le second avec double emmarchement en ciment et porte en fer environ 2 250 F.”

4 novembre 1921, courrier de Mme BIDEAUX : ” Veuillez je vous prie me dire par retour du courrier si vous avez fait préparer la maçonnerie pour le monument commémoratif, de notre côté, je ne sais pas si nous pourrons être tout à fait en mesure pour le 11 novembre mais vous pouvez compter pour plus de sûreté qu’il sera posé pour le 15 novembre “

4 novembre 1921, courrier de l’architecte : “L’adjonction d’un nouvel escalier sur la place ne fera pas une grosse économie. Le mur est déversé, si on fait une porte il faut d’autres pilastres pour en maintenir les abords et par ailleurs on économise seulement une des branches de l’escalier double qui avait été prévu. Je crois qu’il n’y a pas à chercher de moyen terme, mais à adopter franchement un parti ou l’autre; cela aura plus de cachet”

13 novembre 1921, séance de conseil municipal. Le Conseil, après en avoir délibéré, décide que l’érection du monument aura lieu dans la partie est du cimetière bordant la place de la mairie. Une grille dormante remplaçant une partie des murs du cimetière permettra d’apercevoir le monument et une autre grille ouvrante permettra d’y accéder. Il invite le Maire à faire dresser par Mr GUITTET, architecte, le plan et devis des travaux à effectuer à cet effet. Mr le Maire déclare alors protester contre le choix du nouvel emplacement auquel il dit préférer celui fixé primitivement.

13 novembre 1921, la délibération du conseil municipal reprend les termes de la réunion de conseil sans inscrire dans le texte la position du Maire. Fait et délibéré en mairie et ont signé les membres présents à l’exception de Mr MAUPERTUIS, Maire, qui a protesté contre le choix du nouvel emplacement auquel il a dit préférer celui primitivement fixé.

18 novembre 1921, l’architecte adresse le devis et le plan d’aménagement du monument commémoratif dans le cimetière, tel que nous le voyons de nos jours.

4 décembre 1921, séance de conseil municipal. Mr le Maire communique les plan et devis dressés par Mr GUITTET, architecte, pour l’érection dans la partie est du cimetière faisant face à la place de la mairie du monument aux enfants de la commune morts pour la France au cours de la dernière guerre. Le Conseil, après avoir pris connaissance de ces documents déclare les approuver. A ce moment, Mr le Maire déclare protester contre le supplément de dépense que nécessite l’érection du monument sur le nouvel emplacement au lieu de celui primitivement choisi.

16 janvier 1922, courrier de la préfecture ; le Préfet d’Eure et Loir a l’honneur de faire connaître à Monsieur le Maire de Saint Aubin des Bois que la caisse des Dépôts et Consignations est disposée à consentir à sa commune le prêt de 2 500 F sollicité par délibération du Conseil Municipal. Il y aurait lieu toutefois d’examiner si, en raison du faible montant de l’emprunt, l’amortissement ne pourrait être effectué en 10 années au lieu de 15 années.

19 février 1922, séance de Conseil Municipal : Monsieur le Maire expose que les travaux d’installation du monument s’élèvent à 2 500 F, qu’il y a lieu de faire face à la dépense engagée au moyen d’un emprunt. Le Conseil, approuve les plans et devis tels qu’ils sont présentés, vote un emprunt de 2 500 F remboursable en 10 ans, à partir de 1922, à contracter à la Caisse des Dépôts et Consignations.

24 février 1922, courrier de la préfecture autorisant le prêt de 2 500 F et les conditions de remboursement.

12 mars 1922, séance de conseil municipal, sur la réalisation de l’emprunt et autorisation de signature aux conditions prévues.

25 mars 1922, courrier de la Caisse des Dépôts et Consignations : J’ai l’honneur de vous informer qu’il ne sera pas possible de vous faire connaître la suite que comporte l’affaire qu’après examen d’un dossier constitué conformément aux indications de la notice ci-incluse.

28 mars 1922, courrier du Maire au Préfet : J’ai l’honneur de vous prier de vouloir bien m’envoyer les imprimés nécessaires pour établir les pièces réclamées dans la notice jointe pour réalisation de l’emprunt de 2 500 F pour installation du monument commémoratif.

25 avril 1922, nouveau courrier de la Caisse des Dépôts et consignations : Comme suite à votre envoi du 15 avril courant relatif à l’emprunt de 2 500 F projeté par votre commune auprès de la Caisse des Dépôts et Consignations, je vous prie de me transmettre la copie d’une délibération du conseil municipal conforme au modèle figurant à la page 4 de la notice que je vous ai envoyée. Je dois vous signaler en outre qu’un emprunt de 60 600 F pour électricité porté sur le budget de 1922 ne figure pas sur l’état des emprunts que vous m’avez transmis.

14 mai 1922, séance du conseil municipal : délibération sur le mode d’exécution des travaux à effectuer pour aménager l’emplacement du monument aux morts. Le Conseil, considérant que ces travaux, dont le montant s’élève à 2 500 F sont trop peu importants pour faire l’objet d’une adjudication, invite Mr le Maire à demander à Mr le Préfet l’autorisation de faire exécuter ces travaux par voie d’économie et de passer un marché avec un maçon du pays soit avec un entrepreneur.

16 mai 1922, retour de la préfecture avec vu et approuvé sous réserve de la passation d’un traité de gré à gré.

29 mai 1922, séance du conseil municipal : Le Conseil, désirant rendre un suprême hommage aux enfants de la commune qui ont donné leur vie pour la défense du pays décide qu’une concession perpétuelle de terrain de deux mètres carrés sera accordée gratuitement dans le cimetière pour l’inhumation de tout militaire tué au cours des hostilités dont le corps pourra être ramené, ou décédé des suites de la guerre soit dans un hôpital soit dans la famille.

2 juillet 1922, conditions du marché de gré à gré passé avec Mr FOUCHER, entrepreneur de maçonnerie à Saint Arnoult des Bois… Il a été convenu que ces travaux seront exécutés avec toute la perfection désirable et terminés le plus tôt possible, mais au plus tard le 1er septembre 1922.

10 juillet 1922, le conseil, après avoir pris connaissance des documents présentés déclare en approuver les clauses et conditions.

15 novembre 1923, Monsieur le Maire propose l’achat d’arbustes qui, plantés en haie derrière le monument aux morts, masqueraient les tombes du cimetière. Le Conseil se range à son avis.

3 décembre 1923, certificat de réception définitive du monument commémoratif. Etaient présents le Maire, MAUPERTUIS, assisté de messieurs BOUSTEAU et LEROY, GUITTET, architecte directeur des travaux, FOUCHER, entrepreneur général, Veuve BIDEAUX, marbrier.

6 décembre 1923, état des dépenses : montant du devis et forfait : 4 676,00 F, supplément hors monument 132,29 F soit un total de 4 808,29 F. FOUCHER entrepreneur 2 999,33 F, Veuve BIDEAUX marbrier 2 176,00 F, montant des travaux 5 175,33 F, GUITTET architecte 333,75 F, montant total des dépenses 5 509,08 F. Suivent les différents décomptes.

Voici relatées dans le détail les diverses péripéties qui ont conduit à l’exécution de notre monument commémoratif et à son emplacement où nous le voyons aujourd’hui. De l’intérieur du cimetière, il est passé, avec beaucoup de mal et de discussions nombreuses , le Maire de l’époque étant en désaccord avec le reste du conseil municipal et le faisant savoir quand l’occasion se présentait, en bordure de rue avec ouverture sur l’extérieur, derrière une grille avec portillon ouvrant. Les cérémonies obligent toutefois à bloquer la rue.

Ce monument est le lieu de rassemblement de chaque 8 mai et 11 novembre.

Michel GUESNET


Événements et rassemblements commémoratifs de l’année :

Lors de ces commémorations annuelles, que ce soit le 8 mai, le 11 novembre et plus irrégulièrement le 19 mars, chaque citoyen est libre d’y assister. Un cortège se met en place devant la mairie, regroupant les sapeurs pompiers, les élus, les porteurs drapeaux , la population, et il se dirige vers le portail de l’église. Là, le maire assisté d’un élu énumère, ponctué par un “mort pour la France“, le nom des soldats décédés pendant les différentes guerres (14-18, 39-45), des jeunes vont déposer des bouquets sur les tombes de ces soldats, puis le cortège revient vers le monument aux morts.

En honneur aux combattants dont les noms sont inscrits sur le monument aux morts et à tous les autres, le Maire prend la parole lors d’un discours, après être allé déposer une gerbe au pied du monument. Puis ce sera les sonneries d’usage et la minute de silence prolongée par la Marseillaise.

  • 19 mars 2019 : Célébration de l’anniversaire de la fin de la guerre d’Algérie avec la FNACA de Courville (rendez vous cantonal). Cette fois c’était chez nous.
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La FNACA de Courville sur Eure présidée par Monsieur Gaston DURAND, (par ailleurs maire honoraire de la commune), organisait cette année la cérémonie commémorative du 19 mars 1962 à Saint Aubin des Bois devant le monument aux morts, fêtant ainsi le 57ème anniversaire de la journée nationale du souvenir et de recueillement à la mémoire des victimes civiles et militaires de la guerre d’Algérie, et des combats en Tunisie et au Maroc.

C’est devant une foule nombreuse que les diverses personnalités ont lu les discours, parmi lesquels celui de la secrétaire d’Etat auprès de la ministre des Armées, Madame Geneviève Darrieussecq dont nous extrayons les mots forts suivants :

« Se souvenir, rendre hommage, faire mémoire ! Tel est le sens de la journée nationale du     19 mars. Telles sont les raisons pour lesquelles les français se rassemblent aujourd’hui. Nous nous souvenons de la guerre d’Algérie et des combats en Tunisie et au Maroc ; de la souffrance, des drames qui ont endeuillé de part et d’autre la Méditerranée ; Nous nous recueillons en mémoire des victimes militaires. Ils étaient appelés et rappelés du contingent, militaires de carrière, forces de l’ordre, de métropole ou d’Afrique du Nord. Ils étaient aussi membres des forces supplétives et assimilés.

30 000 sont morts pour la France, 70 000 ont été blessés. Tous ont fait leur devoir avec courage et dévouement. Nous nous recueillons également en mémoire des victimes civiles : hommes, femmes et familles, de toutes origines et de toutes confessions. Le 19 mars 1962, c’est la fin tant attendue des combats. C’est la promesse d’un retour dans leurs foyers pour des milliers de soldats français. Près de deux millions d’appelés et de rappelés ont servi en Afrique du Nord pendant 18, 28 ou 30 mois. Ils venaient de toutes les strates de la société française. Aucun d’entre eux n’a oublié. Ceux qui en sont revenus sont souvent restés marqués par ce qu’ils ont vu, par ce qu’ils ont vécu. La déchirure se concrétise pour des familles entières. Elles quittent leur terre natale, une terre aimée, pour refaire leur vie dans un pays que, pour la plupart, elles ne connaissaient pas.

Ces évènements ont profondément bouleversé notre pays et notre société… Voilà pourquoi il est essentiel que nous continuions à apporter à nos enfants, aux jeunes générations, des clefs de compréhension. Voilà pourquoi il faut continuer, inlassablement, à témoigner, à expliquer, à faire savoir ».

  • 8 mai 2019 : Cérémonie de l’armistice 1939 – 1945

Le mercredi 8 mai 2019, les élus, les pompiers et un certain nombre des administrés de Saint Aubin des Bois ont commémoré le 74ème anniversaire de la victoire des nations alliées. Comme chaque année, c’est bien volontiers que les enfants présents ont déposé des fleurs sur les tombes des soldats morts pour la France.

Monsieur le Maire a lu un message de Madame Geneviève Darrieussecq Secrétaire d’Etat auprès de la Ministre des armées.

« La guerre est gagnée. Voici la Victoire. C’est la victoire des nations unies et c’est la victoire de la France ». C’est par ces paroles du général De Gaulle prononcées le 8 mai 1945 dans le tintamarre des cloches de toutes les églises et des clameurs des français libérés que commence cette commémoration. Madame Darrieussecq rappelle que l’Allemagne a signé sa capitulation sans condition par deux fois. D’abord, le 7 mai 1945 à Reims et le 8 mai au soir à Berlin. Le nazisme, cette idéologie totalitaire, est enfin vaincu mais après tellement de combats, de destructions et de victimes.

La secrétaire d’Etat exprime sa reconnaissance à toutes celles et ceux qui ont combattu ; qu’ils soient des combattants, des Français Libres ou de la Résistance. Les prisonniers, déportés et victimes civiles ne sont pas oubliés. Il est rappelé que nos libérateurs ont différents visages et uniformes. Ici le maquis, là les armées alliées ou encore les résistants. Aujourd’hui, nous pouvons nous réjouir d’avoir encore parmi nous les derniers témoins de cette apocalypse. Mais n’oublions pas que nous sommes les gardiens de cette histoire ; ne cessons jamais de nous remémorer l’ampleur du désastre ! Préservons la paix ».

                                                                                              CHATOUX Marie Pierre

  • 11 novembre 2019 : Célébration de l’armistice 1914 – 1918

C’est sous une pluie fine et persistante que s’est déroulée la journée nationale de commémoration de la Victoire et de la Paix, un hommage à tous les « morts pour la France ».

« C’était il y a un siècle. Un an après la fin des combats de la Grande Guerre, le 11 novembre 1919 fut le premier de la paix retrouvée. Désormais le silence domine là où l’orage d’acier a tonné avec fureur. Il règne sur d’innombrables champs de batailles qui ont charrié un si long cortège de morts, mutilés, de blessés et de traumatisés.

Les traités sont signés, l’allégresse de la Victoire s’est déployée dans une ampleur incomparable le 14 juillet 1919, l’état de siège vient d’être levé, la vie sociale et politique reprend ses droits, la démobilisation poursuit sa lente progression. Les Poilus retrouvent leur foyer, leur famille et leur commune. Ils découvrent une vie bouleversée, une France transformée par une épreuve de quatre années et par de profondes séquelles. Partout, le pays est traversé par la sourde évidence que rien ne sera plus jamais comme avant, que le retour à l’avant-guerre est impossible.

…Une nouvelle page s’ouvrait. Celle du souvenir, de la mémoire et de l’hommage. Depuis, inlassablement, les Français sont fidèles à cet anniversaire. En ce jour, dans les nécropoles, devant les monuments aux morts, sur les places de nos villes et de nos villages, toutes les générations, unies et solidaires, se rassemblent et se recueillent… La Nation salue toutes les nations alliées qui ont partagé le même combat. Les noms gravés sur nos monuments aux morts nous rappellent constamment les valeurs d’honneur, de courage, de dévouement et de bravoure.

Depuis 2012, chaque 11 novembre est aussi l’occasion d’honorer toutes les filles et les fils de France qui, dans tous les conflits, hier comme aujourd’hui, ont accompli leur devoir jusqu’au don suprême. En ce jour, la Nation rend un hommage particulier aux soldats morts pour la France en opérations extérieures… »