Informations générales sur la commune

Informations :

Commune Saint-Aubin des Bois
Canton Chartres-3
DépartementEure-et-Loir 28
RégionCentre-Val de Loire
Nombre d’habitants1 064 au 1er janvier 2021 (d’après l’INSEE)

La commune de Saint Aubin des Bois est située à 10 kms à l’ouest du centre de Chartres, préfecture d’Eure et Loir, et à 7 kms de la bordure de l’agglomération chartraine, commune de Mainvilliers. Les habitants sont des saintaubinois et des saintaubinoises (le gentilé). D’autre part, habitant l’Eure et Loir nous sommes des eurélien(ne)s.

Important : A ne pas confondre avec la commune bocagère de Saint Aubin des Bois qui fait partie du département du Calvados, 14 380, région Normandie. Les habitants sont les saintaulnais (es). Quelquefois des erreurs de localisation arrivent (courriers, adresse GPS, cartes postales anciennes)!

La commune est facilement accessible depuis la route départementale 24 ou D 24, de Chartres à Senonches, qui la traverse d’est en ouest, et la D 923, l’ancienne route nationale 23 (depuis le décret du 5 décembre 2005 qui a prévu son transfert au Département), reliant Paris au Mans.

Les communes limitrophes sont : Bailleau l’Evêque, Amilly, Cintray, Saint Luperce, Fontaine la Guyon et Mittainvilliers-Vérigny.

D’une superficie de 1809 ha, la commune fait partie du Pays Chartrain, à l’extrémité nord-ouest de la plus grande plaine de France, la BEAUCE, (600 000 ha répartis sur 5 départements), historiquement appelée “le grenier de la France“, que décrit si bien Emile Zola, en 1887, dans son roman “La Terre“, et jouxte les collines du PERCHE, porte vers la Normandie… et la mer. Sur ce territoire qui se rapproche des Marches du Nord de la Beauce, les ondulations du relief deviennent plus prononcées, les horizons sont limités par des bosquets et surtout par des forêts riveraines qui donnent un paysage plus vert.

Les habitants de la Beauce sont des beaucerons et des beauceronnes

La commune de Saint-Aubin des Bois a une très longue histoire : Sanctus Albinus sur un cartulaire dès 1045 (sous le règne de Henri 1er), puis encore Sanctus Albinus en 1250 (sous le règne de Louis IX ou Saint Louis), Boscus Sancti Albini en 1300 (sous le règne de Philippe le Bel) et enfin Sanctus Albinus de Nemoribus en 1626 (sous le règne de Louis XIII et Richelieu). Elle doit son nom à son saint patron, saint Aubin (469-550), moine puis abbé au monastère de Tincillac près de Guérande, évêque d’Angers en 529, et à sa situation privilégiée au pied d’une colline (altitude 241 m) couronnée par une forêt de 680 ha offrant un formidable panorama sur la vallée de l’Eure et sur la cathédrale Notre Dame de Chartres, chef d’oeuvre gothique du XIIIème siècle, inscrite au titre des monuments historiques depuis 1862 et à l’inventaire du patrimoine mondial de l’UNESCO depuis 1979.

Saint Aubin des Bois est situé sur le plateau qui s’étend entre la vallée de l’Eure et la butte du bois Bailleau au nord. Les altitudes vont de 159 m à 241 m, point culminant en forêt.

L’habitat actuel est éclaté en six pôles différents :

  • Le centre bourg de Saint-Aubin des Bois, et ses hameaux et lieux-dits :
  • Chazay,
  • Le Petit Chêne, où se trouve la gare sur la ligne Paris – Brest,
  • Grognault, sur la route qui mène à la chapelle vers la D 923.
  • La Moricerie (sur la D 923), hôtel-restaurant
  • Bellevue (maison forestière)

Au cours du temps, des lieux-dits habités ont disparu, d’autres sont apparus : c’est le cas de : *Vérouville (Vérovilla attesté en 1240), le cas le plus ancien. Un champtier dénommé Vérouville apparaît sur les plans parcellaires du cadastre napoléonien : il était situé face au croisement de la rue de la vallée et la RD 24, entouré des champtiers “Les Cohues”, le “Thim Hersant”, “Les Facelles Ménard”.

*La Tricherie (maison isolée), recensée en 1841 et jusqu’en 1861, section cadastrale actuelle entre la gare et la D 923, entre La Moricerie et la route vers Saint Luperce.

*Saint Ambroise, le nom apparaît de 1856 à 1872.

*La Brèche de Chartres, maison de garde isolée en bordure de forêt face à Génainvilliers, depuis 1846, alors que Bellevue était la maison du régisseur (annotation en 1876)

* Les Carrières, de 1891 à 1946.

*Le Chêne, aujourd’hui englobé dans le centre bourg au niveau de la place, qui a succédé à une mare, a été recensé seul en 1856; il s’agissait de la partie est du bourg vers Chartres.

Sur le tableau d’assemblage du plan cadastral parcellaire de la commune de Saint Aubin des Bois, Canton de Chartres-Nord, Arrondissement de Chartres, levé au mois de mai 1809 sous la direction de Mr TERRIER, ingénieur en chef, par BOUTFOL-de-FONTAINE, ingénieur de 1ère classe, on voit bien que Saint Aubin des Bois et Le Chêne forment deux entités différentes.

Le Chêne avec un peu plus de précision

*Le Champ d’Asile, recensé en 1856 comme habitation d’un maçon (7 personnes vivant au foyer). N’est plus recensé en 1861.

*La gare de Saint Aubin-Saint Luperce apparaît en 1870; on y comptera jusqu’à 35 personnes recensées en 1911 (personnel employé au chemin de fer, cafetier…).

Tous ces noms se retrouvant dans les listes de recensements de la population.

D’autres ont changé de nom : c’est le cas du Petit Chêne qui s’est longtemps appelé La Gare, du fait de la présence de la gare de Saint Luperce (ainsi dénommée en 1866), on se demande bien pourquoi alors qu’elle est située sur le territoire de notre commune! Puis cette gare est devenue la gare de Saint Aubin-Saint Luperce en 1870 (c’est à la demande de la municipalité de l’époque que le 5 février 1870 le ministre des Travaux Publics a décidé du changement de nom). C’est ainsi que les habitants qui demeuraient initialement rue du Petit Chêne à La Gare sont devenus des habitants demeurant rue de la Gare au Petit Chêne, par décision prise lors de la séance du Conseil Municipal du 31 août 1983! Susceptibilité de certains habitants du secteur pour qui le nom de “gare” était péjoratif? Ce sera aussi le cas pour une rue du hameau de Chazay qui a été aussi débaptisée (c’était la rue aux ânes), et on peut le comprendre, ainsi que l’oubli de la “ruelle Goret” qui longeait l’église.

La commune a été membre de la communauté de communes du Pays Courvillois constituée le 20 novembre 2002, puis de la communauté de communes de Chartres Métropole depuis le 1er janvier 2012.

La ligne SNCF Paris-Montparnasse Brest via Le Mans traverse le territoire au sud, parallèlement à la D 923. Le premier tracé porté à la connaissance de la commune date de 1847.

L’unité urbaine de la commune n’a jamais été évidente avec une forme de concurrence entre le bourg et Chazay, deux entités pratiquement équivalentes, bien que l’église, le presbytère, la mairie, la première école, aient été les bâtiments emblématiques du bourg .

Structures ayant trait à la religion : l’église, les armoiries, la chapelle, les croix de chemins


L’église, entièrement restaurée en 1997/1998 date du XIIème siècle; elle est dédiée à Saint-Aubin, cet évêque qui serait décédé le 1er mars 550 et à qui on attribuait, entre autres, le pouvoir de guérir la coqueluche et la méningite.Le choeur fut déplacé au XVème siècle avec agrandissement de la nef et création d’une abside semi hexagonale percée de trois fenêtres. Huit autres vitraux, imagés ou losangés, éclairent la nef. La charpente conserve la trace de l’ancien clocher hexagonal qui, menaçant ruine, fut abattu et reconstruit différemment en 1855 accolé au portail plein cintre à décor Renaissance.

La cloche se prénomme Pauline Marie Angèle, elle sonne le sol et père 520 kg. Elle a été bénie le 24 février 1895. L’ancien coq, conservé en mairie, foudroyé le 29 mars 2001 au cours d’un violent orage, a été remplacé par un congénère plus trapu mis en place le 27 septembre 2001.

La commune s’est dotée d’armoiries en 1984. L’écu blasonné est divisé en trois parties : dans la moitié gauche la crosse d’évêque représente le saint patron, dans le quart supérieur droit la gerbe de blé rappelle que nous sommes dans une région céréalière et dans le quart inférieur droit le chêne fait référence à la forêt proche “(parti : au 1) d’azur à la crosse d’or, au 2) coupé au I de gueules à la gerbe de blé d’or, liée d’argent et au II d’or au chêne de sinople, englandé de sable)”. Ces armoiries sont l’oeuvre de Robert DOUIN, un habitant de la commune, ancien conseiller municipal.

Une petite chapelle située près du hameau de Grognault, a une origine particulière : après la destruction du premier édifice qui menaçait ruine, il dut être rapidement reconstruit en 1849 par le démolisseur qui a vu aussitôt ses problèmes de santé disparaître. Elle est dédiée à Saint Ambroise (339-397), patron des apiculteurs, qui est représenté sur un vitrail de l’église avec une ruche à ses pieds car on disait de cet évêque, qui parlait avec douceur, que “sa parole était comme du miel”.

Les croix ou calvaires : Dans la paroisse, plusieurs calvaires furent implantés, le plus souvent aux croisements des chemins et aux entrées de la commune. Dénommées croix des Rameaux, croix des Rogations, croix de mission, croix votives, croix du Jubilé ou croix de bornage, juchées sur leur socle de pierre, elles étaient toutes plus ou moins concernées de tous temps par les processions religieuses. Autrefois, chaque année, aux Rogations (prières publiques accompagnées de processions pendant les trois jours qui précèdent l’Ascension, destinées à attirer la bénédiction divine sur le bétail, les récoltes et les travaux des champs), les paroissiens allaient en procession se recueillir devant chaque calvaire. Suite au remembrement des terres en 1954, beaucoup d’entre eux ont été supprimés ou déplacés. Il en reste quand même quelques uns :

*Sur la D 24, à l’intersection avec le haut de la rue de la mairie, cette croix de pierre, montée sur un important socle, provient de l’église. Elle se trouvait en haut de l’ancien portail Renaissance avant que le nouveau clocher y soit accolé. Conservée, elle fut mise en valeur à cet endroit.

*Sur la route qui mène à Chazay, une vieille croix de bois vermoulue a été remplacée par une magnifique croix en métal conçue et fabriquée par un artisan ferronnier du village, Jean BRULARD.

Sur la D 24 avant le lagunage en venant de Chartres, sur la gauche, la croix appelée croix du Jubilé, toute simple.

*Sur la route qui va vers Cintray, à droite, une croix sur le même modèle que celle du dessus, qui a été dégagée de la proximité du panneau de sortie du village. D’autant plus que ce panneau n’était pas en face de celui d’entrée sur la commune!

Une dizaine de sites archéologiques ont été répertoriés sur le territoire communal.

Le territoire de la commune est traversé par deux aqueducs, ce qui n’est pas banal! L’aqueduc gallo-romain ditde la Cave” long de 29 à 30 km, invisible puisque ayant un parcours entièrement souterrain, approvisionnait en eau la ville de Chartres (Autricum) toute proche. Il serpente au gré des courbes de niveau sur près de 8,5 km sur le territoire communal. La section mesure en moyenne 0,60 m de largeur pour 1,60 m de hauteur, et 1,90 m sous clef. L’épaisseur du radier, des pieds droits et de la voûte est de 0,45 m; construit en mortier de ciment, il est surmonté d’une voûte en cailloux. La prise d’eau partait de l’Eure au moulin de Pluvignon sous Landelles. Il est mis à jour en cas de fouilles sur son parcours (terrassements ou tranchées de drainages). On reste admiratif sur la conception de cette conduite d’eau maçonnée favorisant un écoulement naturel, ce qui veut dire une pente calculée finement sur une distance aussi importante, et élaborée avec les techniques de l’époque!

Et l’aqueduc dit “la rivière de Louis XIV“, appelé aussi “le canal de l’Eure” (1685-1688) dont les plans ont été dessinés par Vauban, et qui devait alimenter en eau, à partir d’un détournement de l’Eure depuis les écluses de Boizard, commune de Pontgouin, les bassins du château de Versailles à près de 80 kms de là à vol d’oiseau. Les travaux commencèrent dès février 1685 avec le détachement de régiments de soldats. Les quarante premiers kilomètres, où le canal suit les courbes de niveau, furent rapidement réalisés et dès le 25 août les eaux s’écoulaient sans obstacle sur cette distance.

Ce canal ne sera jamais terminé totalement faute de finances et de main d’oeuvre, les régiments ayant été rappelés, mais son tracé est toujours imprimé dans le paysage, souvent sous forme d’une bande boisée longeant la D 24 vers Fontaine la Guyon, ou par une dénivellation de terrain. Avant d’entrer dans Dallonville, hameau de Bailleau l’Evêque, le canal est en eau sur une grande longueur permettant d’avoir une idée de ce qu’étaient réellement les travaux entrepris. Le franchissement de l’Eure à Maintenon devait se faire sur un ouvrage à trois niveaux d’arcades, à l’image des aqueducs romains, dont la partie haute devait s’étirer sur près de 18 kms. Puis il fut ramené à des dimensions plus modestes. On aperçoit l’ouvrage inachevé au fond du parc du château de Maintenon. Le canal fut mis en eau de Pontgouin à Berchères en avril 1685. Nous aurions dû être au bord d’une rivière!

Trois entités paysagères composent notre territoire : les cultures, les bois et les espaces construits. On distingue sur la commune deux sites classés en Zone Naturelle d’Intérêt Ecologique Faunistique et Floristique (ZNIEFF II), grands ensembles naturels riches et peu modifiés offrant des potentialités biologiques importantes. Ce sont : la forêt dénommée Bois Bailleau (Forêt Impériale, Bois du Gouvernement) composée de chênaies sessiflores avec des boisements de pins, ainsi que des landes à éricacées; l’ensemble du massif forestier de la commune est classé en ZNIEFF II. La deuxième ZNIEFF ne fait que longer la limite sud ouest de la commune en bordure de la RD 923.

Au sein de la plaine beauceronne, les bois sont particulièrement rares. Une telle richesse valorise la commune et apporte un avantage en qualité de cadre de vie offrant ainsi un écrin paysager au bourg. Cadre aussi privilégié pour accueillir de nombreuses espèces (plantes, animaux).

La forêt a été pendant longtemps la propriété du Chapitre de Chartres. “En effet, au 14ème siècle, le Chapitre possédait le massif de Saint Aubin, Bailleau et Fontaine la Guyon. Au Moyen Age, la haute surveillance des bois du Chapitre était confiée aux Maires. Les registres capitulaires donnent, de 1300 à 1314, de nombreux exemples d’amendes prononcées contre des Maires pour n’avoir pas empêché les dégâts dans les bois du Chapitre. Le Chapitre faisait chaque année dans les bois de Saint Aubin une coupe estimée à 340 livres. Le massif forestier était évalué à 2 700 arpents au 14ème siècle, soit près de 1 350 hectares, l’arpent forestier de la Beauce étant de 51 ares (la forêt était près de deux fois plus grande qu’aujourd’hui!). Les Maires étaient en Beauce les principaux officiers ruraux du Chapitre. Ils cumulaient tout à la fois les fonctions de juges de paix, de commissaires de police, d’intendants, de gardes champêtres et de collecteurs d’impôts. Ils étaient parvenus dès la fin du 11ème siècle à rendre leurs offices héréditaires et à régner en maître sur leurs administrés. (Cartulaire de Notre Dame de Chartres, Société Archéologique, par Lépinois et Merlet, 1862)

Puis de 1832 à 1907 c’est la famille De Gouvion Saint Cyr qui en était propriétaire; de nos jours la forêt est passée sous la houlette de MMA (les Mutuelles du Mans). Au début du siècle dernier, il y avait la fête du muguet, une réunion champêtre à Bellevue pour fêter l’arrivée de cette merveilleuse petite fleur annonciatrice des beaux jours et promesse de bonheur. Maintenant c’est Propriété Privée!

“Laurent de Gouvion Saint Cyr, marquis, Maréchal de France, est né le 13 avril 1764 à Toul. Après avoir dans sa jeunesse cultivé la peinture, il s’enrôla dans un bataillon de volontaires en 1792. Il fut élu capitaine, puis adjoint à l’adjudant commandant du Génie, Gay-Vernon. Il servit avec distinction dans l’armée du Rhin. Général de brigade en 1793, puis général de division en 1794, il se distingue au siège de Mayence en 1795, à la défense de Kehl en 1797. Commandant de l’aile droite à Novi, en 1799, il sut, par son énergie, empêcher un complet désastre. Revenu en 1800 à l’armée du Rhin, il contribua au gain de la bataille de Hohenlinden…

Au moment de la campagne de Russie, il prit la direction du 7ème Corps et remporta le 18 août 1812 la victoire de Polostk qui lui valut le bâton de Maréchal. Il fut le dernier Maréchal nommé par l’Empereur. A un certain endroit en forêt existe un rond-point dénommé Polostk! Et la forêt est aussi appelée Forêt Impériale!

Il décèdera le 17 mars 1830 à Hyères. Deux ans après sa mort, en 1832, sa veuve acheta la forêt de Bailleau l’Evêque.

Le conseil municipal se prononcera contre les constructions dans les bois jouxtant la forêt lors de sa séance du 27 août 1969.

Les cultures s’étendent sur pratiquement les 2/3 du territoire. L’aménagement foncier agricole et forestier (remembrement) des communes de Saint Aubin des Bois et Fontaine la Guyon, avec extensions sur les communes proches de Cintray, Bailleau l’Evêque, Amilly, Saint Luperce, Saint Georges sur Eure, Mittainvilliers et Saint Arnoult des Bois a été réalisé en 2010/2011. Quelques fermes subsistent.

Le climat : est de type océanique altéré. Prédominance des vents du sud ouest avec des vents de secteur nord-est. Pour la qualité de l’air, à signaler toutefois l’usine d’incinération de Chartres Métropole située à Seresville à quelques kilomètres à l’est de la commune.

La Géologie : présence d’argile rougeâtre, parfois sableuse, riche en silex et supportant localement des conglomérats siliceux appelés “perrons” ou “poudingues”. Les sols sont constitués de limons ou limons argileux recouvrant un plateau d’argile à silex généralement épais et caillouteux.

Altimétrie : le point culminant de la commune se situe au nord, dans le bois Bailleau, à 241 m d’altitude. Les points les plus bas se trouvent au sud ouest en bordure de la RD 923, dans les vallées du Coisnon et des Réaux à 155 m d’altitude.

L’Hydrographie : plusieurs “cours d’eau” prennent naissance sur le territoire communal et constituent de petites vallées; celles-ci sont très peu marquées. Nous trouvons, en partant de l’ouest de la commune : les vallées de la Fontenelle, des Réaux, tout début des vallées des Lavoirs et de l’Etang (deux vallées de Saint Georges sur Eure). Ces vallées alimentent en aval la rivière d’Eure dont le cours longe la limite sud de la commune. Ces vallées sont alimentées le plus souvent par les rejets des eaux provenant d’une station d’épuration, d’un lagunage, de drainages des terrains agricoles ou d’eaux pluviales collectées. On trouve aussi dans les lieux-dits, divisions du territoire, la vallée du Bordeau et la vallée aux bonnes eaux.

L’hydrogéologie : les eaux souterraines de la commune provenaient jusqu’à peu des craies turoniennes et sénoniennes; l’alimentation était assurée par un, puis deux forages : le puits communal sur la route de Dallonville et le forage de la Rivière Neuve sur la route de Fontaine la Guyon. Dans la pratique, on observait une augmentation significative de la teneur en nitrates de l’eau dans chacun de ces deux forages depuis plusieurs années pour finir par dépasser les 50 mg, limite de potabilité.

Petit historique sur l’adduction d’eau : c’est en 1936 que l’eau arrivera au robinet chez les particuliers mettant ainsi fin à la corvée d’eau aux différents puits de la commune (projet initié dès 1929). Une parcelle de terre de forme triangulaire d’une superficie de 307,50 m2 située entre la route de Bailleau l’Evêque et le chemin dénommé ‘des charbonniers” sera acquise auprès des époux PRUD’HOMME au prix de 2 F le m2 le 26 octobre 1932, afin de faire édifier un réservoir et creuser un puits destiné à l’alimentation de la commune en eau potable. Les problèmes de pression ont été résolus par l’édification d’un premier bassin de stockage de 300 m3 en haut du chemin des Vignes dès 1977.

Au cours de la séance de conseil municipal du 3 décembre 1950, le maire expose qu’une subvention ayant été allouée à la commune, il convient de donner suite au projet d’extension de la distribution d’eau potable au hameau de la Gare. Projet réalisé en 1951. Mr GAUDUCHAU, entrepreneur à Sours, remporte le marché.

Ce puits communal en bordure de la D 121 avait un débit de 60 m3/heure. D’après les anciens de la commune il n’aurait jamais manqué d’eau même en période de sécheresse. Le périmètre de protection couvrait 156 ha.

Sur incitation du Conseil Général de l’époque, un nouveau forage d’eau potable a été réalisé en 1996 le long de la RD 24 à la sortie du village vers Fontaine la Guyon, débit environ 100 m3/heure, permettant alors l’approvisionnement de trois autres communes des environs : Fontaine la Guyon, Mittainvilliers et Vérigny. Un périmètre de protection du captage englobait 153 hectares de terrains (arrêté du 31 juillet 2000). Un deuxième bassin de stockage de 800 m3 a été construit en haut de la forêt à cette occasion. On appelle ces bassins des “bâches“.

En 2006, destruction partielle du vieux château d’eau désaffecté et transformation de celui-ci en local technique en conservant la base. Aménagement par un grillage paysager au pourtour. En effet la partie haute maçonnée recouvrant le bassin de stockage commençait à se déliter et donc devenait dangereuse.

Mais malgré tout cela, le problème des nitrates devenant de plus en plus récurrent, Chartres Métropole ayant alors la compétence eau potable a décidé d’interconnecter la commune en 2018 avec le réseau alimentant Bailleau l’Evêque dont l’eau provenait d’un forage situé à Fontenay sur Eure.

L’assainissement : le bourg est entièrement branché sur le tout à l’égoût qui mène au lagunage, la petite station d’épuration de Chazay, largement dépassée, a vu ses effluents reliés à la canalisation du bourg en 2020, le Petit Chêne a son assainissement individuel derrière les maisons, Grognault est branché sur la canalisation qui conduit les eaux usées à la station de Fontaine la Guyon. Bellevue et La Moricerie ont un assainissement individuel.

La démographie : La dernière enquête de recensement de la population a été réalisée en janvier-février 2018 dans notre commune, recensement qui a lieu rappelons-le tous les cinq ans. D’après le dernier document de l’INSEE en date du 11/12/2020, les populations légales au 1er janvier 2018 entrant en vigueur au 1er janvier 2021 sont les suivantes : population municipale 1 038 habitants, population comptée à part 26 habitants, population totale 1 064 habitants.

Le logement : la commune vient de terminer la commercialisation de son lotissement VAUBAN en deux tranches soit 30 lots pour une première tranche de 31 069 m2 et une deuxième tranche de 16 592 m2 pour 21 lots. Deux nouveaux lotissements, privés ceux-ci, sont en cours rue du Château d’Eau, nécessitant des nouveaux noms de rues.

Les lotissements privés précédents : le Clos Saint Aubin en 1977, le Clos des Aubépines à Grognault vers 1977, le lotissement de Chazay par la rue Grande Cour en 1983, le Clos du Vivier à Grognault plus récent.

L’hébergement : La commune dispose d’un gîte rural (la maison GAUTHIER), d’un autre gîte, (l’Annexe, clos Saint Aubin) et d’un hôtel au lieu-dit La Moricerie sur la RD 923.

Le scolaire : Le secteur scolaire fonctionne en regroupement pédagogique avec Fontaine la Guyon. La pression scolaire a fait largement évoluer les bâtiments scolaires depuis notre classe unique!

En 1978 est mis en place le Syndicat Intercommunal de Regroupement Pédagogique (SIRP) entre Saint Aubin des Bois (424 habitants) et Fontaine la Guyon (571 habitants), première réunion entre ses membres le 1er avril 1978. Dans chaque commune les classes sont affectées en fonction des effectifs de l’année scolaire en cours : pour cette année scolaire 2020-2021, les 4 classes maternelles sont à Fontaine la Guyon ainsi que les 2 Cours Préparatoires, les 5 autres classes de l’élémentaire regroupant les CE1, CE2, CM1 et CM2 sont à Saint Aubin des Bois. Un ramassage scolaire est organisé le matin et le soir. Chaque entité possède son restaurant scolaire avec sa particularité (repas livrés par Chartres Métropole Restauration pour Saint Aubin des Bois et repas préparés sur place à Fontaine la Guyon). Les enfants sont en classe 4 jours par semaine. Les deux écoles bénéficient d’une garderie matin et soir.

Les activités agricoles : les cultures représentent à peu près 68% du territoire. Près de 60% des terres sont drainées et alimentent les petites vallées.

Industrie, artisanat, commerces : Pas de commerces sur la commune mais quelques services, concurrencés du fait de la proximité de l’agglomération chartraine où sont concentrés les moyens de distribution. Quelques commerces et services aussi disponibles dans les communes environnantes comme Fontaine la Guyon, Bailleau l’Evêque, Amilly, Saint Georges sur Eure. Une machine à pain alimentée par le boulanger de Fontaine la Guyon a été installée sur la place du village depuis septembre 2019. Présence de quelques artisans, menuiserie, transports, électriciens, conseil, autres services…

Culture, loisirs, sports : Les équipements sportifs sont regroupés derrière la salle communale : terrain de foot, plateau sportif, terrain de tennis, un ancien terrain de bi-cross à aménager, chemin des Vignes, comprenant un terrain de boules, et la nature toute proche avec ses chemins et sentiers dans les bois pour les coureurs, les randonneurs ou simplement les promeneurs du dimanche!

N’oublions pas nos mares qui offrent des moments de détente à la pêche. Mais restons modestes sur la grosseur des prises!

La bibliothèque communale se situe dans la cour de la salle communale et fournit en livres ses adhérents à partir du stock constitué à la Bibliothèque Départementale de Prêt.

Les transports en commun : plusieurs systèmes différents; le réseau de cars Rémi sur la ligne Chartres Senonches, le service de transport à la demande de Chartres Métropole, les circuits de transports scolaires vers Chartres pour les étudiants, la gare SNCF au hameau du Petit Chêne …

La vie associative : activités diverses dans le cadre des Familles Rurales (gymnastique, marche, activités manuelles), l’association “Les Amis de Saint Aubin des Bois” faisant partie des Saint Aubin d’Europe (rencontres annuelles amicales), le sport avec les GO d’Halloween, le patrimoine.

La nouvelle mairie, plus fonctionnelle, fut inaugurée le 17 septembre 1994. Elle est le résultat de la fusion de la précédente salle de conseil (toute première école de la commune) et du logement de l’instituteur-secrétaire de mairie, Jean Claude DAUPHIN, après son départ en retraite. L’aménagement intérieur de la salle du Conseil Municipal a été réalisé par un ébéniste de la commune, André ROQUILLET (table et bibliothèque).

La salle communale a bénéficié de l’agrandissement de l’ancienne salle qui était historiquement le presbytère de la commune.

Evènements particuliers

1-A noter que parmi les ancêtres de Marcel PROUST (1871-1922), auteur d’ “A la recherche du temps perdu”, “Du côté de chez Swann” … son arrière grand père, Pierre Amant TORCHEUX, a été baptisé le 18 mars 1772 à Saint Aubin des Bois, enfant du légitime mariage de Pierre Esmand TORCHEUX et Marie Louise ESTANG (LETANG) domiciliés dans la commune. Il était laboureur, il s’est marié avec Marie Henriette MOTTE à Yèvres le 14 nivôse an IV (4 janvier 1795) et ils ont eu cinq enfants dont Virginie Catherine TORCHEUX, née le 9 juin 1808, qui se mariera avec François Valentin PROUST, parents de Adrien Valentin Proust, père de Marcel PROUST. D’où une rue Marcel PROUST à Chazay!

2-Autre évènement particulier ce fut le tournage en 2002 d’un long métrage, pendant une semaine, dans la commune, par la réalisatrice scénariste Eve Heinrich et intitulé “Nationale 1″. C’est le bistrot qui a été retenu pour les besoins du scénario qui fut rebaptisé” “Chez Claude” et dont la façade a été réaménagée. La vedette du film, serveuse de 35 ans, travaillait dans un “sinistre” routier de province tenu par un certain Claude. Plusieurs scènes ont été tournées à l’intérieur du bistrot mais également sur le parking avec quelques habitants faisant office de figurants.

Le café était autrefois appelé ‘café du chêne” tel qu’on le voit sur ces trois photos.

A l’occasion de l’élection des conseillers départementaux les 20 et 27 juin 2021, voici un article paru dans l’Echo Républicain le lundi 3 mai 2021 donnant une bonne vision de notre canton de Chartres 3 composé de 5 communes : une partie de la ville de Chartres, ainsi que Mainvilliers et Lèves, deux communes de la banlieue de Chartres, qui composent le secteur urbain, et enfin Bailleau l’Evêque et Saint Aubin des Bois qui sont deux communes rurales. “C’est le canton qui compte le plus petit nombre de communes en Eure et Loir, mais par ailleurs un des plus peuplés”.